Faire de la santé au travail, un enjeu national

Engager une véritable politique de promotion du « bon travail » permet de trouver des leviers face aux principaux défis qui seront au cœur de l’élection présidentielle :

Le coût du travail libéré des surcoûts de la mauvaise santé au travail, la compétitivité de nos entreprises dynamisée par un nouvel engagement de ceux qui y travaillent, l’efficacité de nos administrations si l’on organise le travail des fonctionnaires en privilégiant la confiance et la coopération.

Dans ce Manifeste, la FIRPS fait des propositions. Elle mobilise les candidats à s’intéresser au travail et pas seulement au chômage. Car c’est bien en s’attelant aux problèmes du travail qu’on pourra enfin progresser sur la question de l’emploi. Elle montre comment la santé au travail est un levier d’efficacité économique et sociale. Elle invite l’État à être un employeur exemplaire en matière de qualité de vie au travail et un accompagnateur des nouvelles formes de travail pour aider nos concitoyens à saisir les opportunités offertes par ces transformations, à choisir les modes de travail qu’ils souhaitent, mais aussi pour les protéger d’une précarité excessive. Enfin, elle encourage les acteurs économiques à des pratiques de management basées sur la confiance et les partenaires sociaux à retrouver un dialogue social de qualité.

À l’approche de l’élection présidentielle, la FIRPS a ainsi voulu souligner les enjeux stratégiques de la transformation du travail. La modernisation apaisée de la société française suppose de prendre en compte et d’accompagner les trois bouleversements majeurs que sont la transition vers des énergies décarbonées, la révolution numérique et un nouveau management du travail qui saura, dans un même mouvement, le rendre plus efficace et plus protecteur de la santé. La question du comment va-t-on travailler est un impensé de nos politiques. Ce Manifeste a pour vocation à les faire réagir.

-David Mahé