Article paru le 1er juin 2017, sur le site web Courrier Cadres.com.

Tribune – Mais, que s’est-il passé pour que le concept de QVT (Qualité de Vie au Travail) fasse son apparition dans l’entreprise à une vitesse aussi rapide ces dernières années ? Plusieurs éléments peuvent expliquer cette nouveauté. Par Jean-Luc Odeyer, président du Groupe JLO.

Tout démarre avec l’article L.4121-1 du code du travail qui stipule que l’employeur doit veiller à la sécurité et à la santé mentale et physique de ses collaborateur(trice)s en prenant les mesures nécessaires. La Cour de Cassation est venue rappeler à plusieurs reprises qu’il s’agit là d’une obligation de sécurité de résultat de l’employeur à l’égard de ses salariés, avec des évolutions récentes de la jurisprudence qui incitent l’employeur à agir en prenant des mesures opérationnelles. En 2010, le plan d’urgence de Xavier Darcos, fixant pour l’employeur l’obligation de travailler sur le champ des risques psychosociaux, a conduit les entreprises à réaliser les premières évaluations des risques psychosociaux et à structurer des plans d’actions correctifs (prévention primaire) portant principalement sur la formation aux RPS (prévention secondaire) et la prise en charge des situations de souffrance (prévention tertiaire). Pour autant le prisme d’entrée utilisé, à savoir les RPS, a conduit à diffuser des messages orientés négativement en entreprise, peu porteurs de sens et de valeurs au final.

L’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 19 juin 2013, vers une politique d’amélioration de la Qualité de Vie au Travail et de l’Egalité Professionnelle, a renversé le concept de QVT. Celui- ci évolue des RPS et de leur orientation négative, vers une dynamique plus positive ; en se centrant non pas sur la diminution des RPS, mais en agissant pour la promotion de la QVT et de l’Egalité Professionnelle dans une dynamique constructive.

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