La Firps, prend la parole et décrypte les impacts du Covid-19 sur les collectifs de travail
et son impact sur les RPS à travers une série qui démarre dès aujourd’hui.

#Coronavirus, les collectifs de travail sous tension.

« Si le virus covid 19 est d’abord un risque médical « classique », la crise dans laquelle il plonge nos sociétés aura bien des effets de nature psychosociale. Les collectifs de travail se retrouvent brutalement éclatés en trois groupes, entre les chômeurs partiels, les télétravailleurs et les astreints. Le confinement est une perturbation majeure de l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle. Pour nombre d’entre eux, avec en première ligne les salariés de la santé et du médicosocial, la confrontation à la souffrance est exacerbée.
Nombre d’entreprises se trouvent totalement démunies face à cette crise. Elles cherchent en vain leur plan de continuation d’activité, improvisent le télétravail, s’étonnent de demandes de droit de retrait de leurs personnels… Ce sont aussi les entreprises qui trouvaient qu’il ne fallait pas en faire trop en matière de prévention, qui refusaient de voir que le travail ne peut plus être organisé comme au siècle dernier, dont les relations sociales étaient formelles et basées sur la défiance.
Même si la situation est inédite et dure pour tous, il est clair que certaines entreprises feront face dans de meilleures conditions à cette crise. On y retrouvera celles qui ont intégré la prévention à leur stratégie et à leur culture, celles qui ont expérimenté de nouvelles formes d’organisation du travail moins hiérarchique avec un usage raisonné des nouvelles technologies, celles qui ont construit un dialogue social basé sur la confiance et la transparence. »

©François COCHET, Président de la FIRPS — Cabinet SECAFI@cabinetSecafi