Durant le confinement lié au Covid-19, le télétravail est devenu la norme pour tous les postes qui le permettaient. Une aubaine pour la plupart des salariés. Mais le travail à distance n’offre pas que des avantages s’il n’est pas bien organisé.

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(extrait) Travailler à distance diminue le sentiment d’appartenance à l’entreprise, avec un ris que de perte du lien social pour les salariés les plus isolés. Cela se traduit soit par une baisse de motivation en partie liée à
l’absence d’émulation collective du bureau, soit au contraire par une concentra tion exacerbée sur les tâches au détriment du relationnel. Selon un rapport de l’Orga nisation des Nations Unies (ONU) en 2017, l’usage croissant des technologies numériques pour travailler à domicile aboutit à de plus longues heures de travail et estompe la limite entre travail et vie personnelle. Cela engendre un haut niveau de stress, des insomnies et un sentiment de
solitude, d’isolement, voire d’exclusion. L’ONU recommande ainsi de ne pas travailler hors du bureau plus de 3 jours par semaine. Une recommandation qu’il n’a pas été possible de suivre pendant toute la durée du confinement. La menace d’un épuisement professionnel a pu être réelle. « Le bum-out intervient assez souvent lorsque le salarié est très investi, très impliqué, mais qu’il a l’impression que la reconnaissance qu’il en retire n’est pas à la hauteur. Il pense fournir deux fois plus d’efforts que d’habitude pour obtenir moitié moins de résultats. Ce qui le désole. Il ressent alors une sensation d’inutilité, voire, dans des cas extrêmes, un sentiment de trahison de la part de sa hiérarchie : “J’ai fait tout ça, pour si peu.” C’est le cocktail idéal pour générer un burn-out », analyse Adrien Fender, Senior Manager au sein du cabinet Stimulus, membre de la Fédération des intervenants en risques psychosociaux (FIRPS). Le risque a pu être d’autant plus prégnant qu’il en allait souvent de la survie de l’entreprise. Beaucoup de salariés ont redoublé d’efforts pour préserver leur emploi, avec l’exigence d’être encore plus réactifs etperformants. Une exigence intenable à long terme. Mais avec le retour à la normale, ce risque devrait disparaître ou s’atténuer fortement. (…)

Source : Article de Laure Le Scornet, Le Particulier, paru en juin 2020, Le Figaro / Le particulier

 

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