19 02 2019

15/02/2019 – La Firps rend publiques les propositions qu’elle a faites à la mission Bérard sur l’indemnisation des arrêts maladie

« La hausse des arrêts de travail n’est pas une fatalité », estime la Firps, qui réunit les professionnels des risques psychosociaux. Lors d’un point avec la presse, le 14 février 2019, elle a notamment présenté les propositions qu’elle a faites en décembre 2018 à la mission sur l’indemnisation des arrêts maladies, lancée en septembre et qui doit rendre un rapport au Premier ministre le 20 février. La Firps souligne qu’outre des actions de prévention primaire, ses recommandations portent sur les dispositifs facilitant le retour à l’emploi des salariés en arrêt de travail de longue durée.

 

La Firps « souhaite contribuer à la réflexion sur la maîtrise de la hausse des arrêts maladie, qui a été engagée par le gouvernement », indique-t-elle dans un communiqué du 14 février 2019. Elle considère en effet que « la hausse des arrêts de travail n’est pas une fatalité » et que « la contribution de la prévention des RPS à la réduction des arrêts de travail est avérée ». Celle-ci « contribue à la maîtrise de leur fréquence et à la baisse des coûts de l’absentéisme. Elle permet de combiner non seulement des actions de dialogue social et de prévention au niveau des organisations, de formation et de sensibilisation du management mais aussi l’accompagnement des personnes en arrêt de travail pour réduire les conséquences du risque ».  « La part des arrêts longs liés aux RPS est considérable et il y a des marges de manœuvre pour les réduire », assure le président de la Firps, François Cochet.

Installation de tiers de confiance

En complément de ces actions, les recommandations de la Firps portent sur les dispositifs facilitant le retour à l’emploi des salariés en arrêt de travail de longue durée. « L’approche par le contrôle ayant montré ses limites, [elle] recommande de favoriser les dispositifs d’accompagnement des salariés au retour à l’emploi, qui est « d’autant plus difficile que l’arrêt est long ». Pour la « la période optimale d’accompagnement au retour à l’emploi est antérieure à six mois. »

Pour la fédération, il faut agir auprès du salarié « pour qu’il se prépare à un retour à l’emploi mais cela ne peut aboutir que s’il a la conviction que les causes professionnelles qui ont été à l’origine de ses difficultés ont disparu » ; « aider l’entreprise à se transformer » et rétablir « la confiance rompue ou très fragilisée ». La Firps préconise de mettre en place « un cadre simple permettant l’installation de tiers de confiance [qui réunissent des compétences pluridisciplinaires] qui auront pour tâche d’aider les deux parties à préparer un retour réussi dans toutes ses dimensions » (identification des facteurs ; élaboration en amont d’un plan de réintégration ; formation du salarié en retour, de son manager et de l’équipe accueillante ; appui aux démarches d’accompagnement RH). Enfin, elle propose « d’encourager la négociation collective en entreprise pour élaborer des accords de prévention de l’absentéisme et d’aide au retour à l’activité après arrêts de travail, pour que le retour à l’emploi soit perçu comme un enjeu stratégique. »

 

Dépêche AEF n° 601369 par Sixtine de Villeblanche

 

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