16 03 2016

21/10/2015 -Itw. de F.Cochet « Nous apportons un cadre déontologique rigoureux à la profession d’intervenant en risques psychosociaux »

Alors que les interventions en risques psychosociaux se sont multipliées dans les entreprises et les administrations, la FIRPS appelle à la plus grande vigilance quant au choix d’un cabinet de conseil dans le respect des normes éthiques et de la déontologie de la profession. Zoom.

Vous avez publié au début de l’année trois guides destinés à encadrer la pratique des intervenants en RPS, pourquoi ?
Nous assistons aujourd’hui à un développement foisonnant de l’offre de conseil dans le domaine des risques psychosociaux. Certaines structures n’apportent pas toutes les garanties de sérieux, d’éthique, et de professionnalisme indispensables pour intervenir dans un domaine aussi délicat. La profession est encore jeune, les entreprises et les administrations ont du mal à s’y retrouver. C’est pourquoi il est nécessaire d’apporter des garanties de qualité à nos clients et partenaires. Les travaux que nous avons conduits ainsi que la charte de déontologie adoptée par tous les cabinets membres de la FIRPS visent à promouvoir les bonnes pratiques professionnelles.

Très concrètement, qu’entendez-vous par bonnes pratiques professionnelles ?
Les aspects traités dans une intervention en risques psychosociaux touchent à l’organisation des entreprises, à leur politique RH, à leur communication mais d’abord à la santé et à la sécurité de leurs salariés, dans toutes ses dimensions. Nous travaillons sur de l’humain et avons à ce titre une responsabilité importante. Pour cela nous devons nous appuyer sur des valeurs éthiques fortes : le respect de l’anonymat, la confidentialité, l’intégrité, et le professionnalisme. Que nous intervenions à la demande d’une direction d’entreprise ou à celle d’un CHSCT, ce sont des principes absolus sur lesquelles il est exclu de transiger. Dans notre charte de déontologie, nous avons énoncé au total 25 règles qui vont de la rigueur méthodologique à la transparence en passant par le devoir de conseil. Ces règles constituent un guide de conduite pour tout cabinet adhérent à la Fédération.

Que pensez-vous du débat actuel sur le burn out ?
Ce débat a trouvé son envol à partir du chiffre fantaisiste de 3 millions de personnes touchées, repris en boucle par les médias. Le sujet est suffisamment important pour qu’il soit inutile d’en rajouter. Nos cabinets ont engagé un travail de recherche pour pouvoir apporter des réponses à des questions difficiles : quels sont les facteurs spécifiques d’apparition du burn-out,  car ils ne se ramènent pas simplement aux facteurs de stress en général ? Quand une situation de risque est repérée, comment enrayer le processus et éviter l’apparition du burn-out ? Comment accompagner les personnes concernées et leurs employeurs pour permettre de recréer une situation de travail qui permette le retour à une situation normale alors que nous observons de très nombreux échecs ?

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